La FICIB
(fédération Internationale des Comités LIBertad - ex comités
Betancourt) considère que le geste du président Uribe d'autoriser la
sénatrice Piedad Cordoba à intervenir dans le processus de libération
de deux militaires détenus par les Farc, a le mérite de relancer la
discussion sur un problème qui était bloqué depuis deux mois.
Elle
constate cependant que les nouvelles conditions posées par le président,
loin de faire avancer la solution du problème, pourraient au
contraire créer de nouveaux blocages, et ont en tout cas pour effet
immédiat d'entraver la libération de ces deux otages, pourtant
promise par la guérilla en avril sans autre condition que de pouvoir
les remettre à Piedad Cordoba et à Gustavo Moncayo, le père d'un
des deux prisonniers libérables.
De plus,
en exigeant la libération simultanée de l'ensemble des 24 otages, le
Président Uribe écarte la tenue de négociations en vue d'un échange
humanitaire entre otages et guérilleros capturés, comme le demande
la guérilla. Il est donc difficile d'imaginer une réponse positive
des FARC.
La FICIB
s'indigne une fois de plus qu'aucune des parties concernées ne semble
tenir compte de l'aspect humanitaire de la situation, mais qu'elles
utilisent au contraire les otages comme de simples pions sur un échiquier,
dans une partie dont les seuls enjeux semblent être d'en
retirer des avantages politiques.