La
FICIB (Fédération Internationale des Comités Libertad, ex-comités
Betancourt) salue, avec leurs familles et leurs amis, la libération
des quatre otages annoncés et attend avec impatience les deux
autres libérations promises par la guérilla colombienne.
Ces
noms s'ajoutent à ceux de plus de 30 autres otages ou
prisonniers des Farc qui ont retrouvé la liberté en
Colombie depuis 2006 : évadés, libérés
inconditionnellement par leurs ravisseurs ou, comme Ingrid
Betancourt et les trois otages nord-américains, grâce à une opération
réussie des services secrets colombiens.
Nous
espérons que ce geste unilatéral, que nous regardons comme un
message d’espoir pour les familles des autres otages et
comme une main tendue vers le gouvernement Colombien, sera suivi
d’autres gestes de la part des deux parties en présence, gestes
qui devraient amener dans les plus brefs délais, enfin la libération
de tous les prisonniers "échangeables" et le début de
négociations pour ramener la paix dans le pays et mettre fin à
la pratique du "kidnapping".
Le
problème des séquestrés colombiens n’est qu’un des
aspects du conflit armé qui a déplacé en Colombie plus de 4
millions de personnes. Les zones de non droit engendrées par ces
combats ont été le théâtre d’exactions sanglantes de la part
de tous les belligérants, parmi lesquelles la disparition
forcée de plus de 30 000 personnes dont les familles sont
sans aucune nouvelle. Ce chiffre dépasse le nombre de personnes
« disparues » sous la dictature de Pinochet au Chili.