29 juillet 2008 : rencontre avec le nouveau ministre colombien des Affaires Etrangères

 
Les propos tenus par Armand Burguet, président de la FICIB, après la rencontre hier chez S.E. l'ambassadeur de Colombie avec Jaime Bermudez, le nouveau ministre des affaires étrangères colombien ont fait l'objet dans certains media d'une interprétation qui demande à être clarifiée.

A la question que nous lui avons posée, de savoir quelles initiatives on pouvait attendre de la part du gouvernement colombien pour faire libérer les otages restant en pouvoir des Farc et d'autres groupes illégaux, Mr. Bermudez a répondu que plusieurs propositions avaient déjà été faites par le président Uribe, dont la proposition faite aux guérilleros et aux membres d'autres groupes armés dont les paramilitaires, de rendre leurs armes et de, soit rejoindre un programme de réinsertion gouvernemental, soit quitter le pays. Il a rappelé que le président Jacques Chirac avait à l'époque proposé l'aide de la France pour ce programme, et que cette proposition avait été confirmée par l'actuel premier ministre français.

La FICIB tient à rappeler qu'à sa connaissance, la proposition faite par la France à cette époque était d'accueillir, dans le cadre d'un accord humanitaire qui aurait permis la libération des otages "échangeables" détenus par les Farc, dont faisait partie Ingrid Betancourt, contre 400 guérilleros détenus dans les prisons colombiennes, d'accueillir sur le territoire français une partie de ces prisonniers libérés.

Nous ne sommes pas au courant d'un accord qui se situerait en-dehors de ce contexte.