Les propos tenus par Armand Burguet, président de la FICIB, après la
rencontre hier chez S.E. l'ambassadeur de Colombie avec Jaime Bermudez,
le nouveau ministre des affaires étrangères colombien ont fait
l'objet dans certains media d'une interprétation qui demande à être
clarifiée.
A la question que nous lui avons
posée, de savoir quelles initiatives on pouvait attendre de la part
du gouvernement colombien pour faire libérer les otages restant en
pouvoir des Farc et d'autres groupes illégaux, Mr. Bermudez a
répondu que plusieurs propositions avaient déjà été faites par le
président Uribe, dont la proposition faite aux guérilleros et aux
membres d'autres groupes armés dont les paramilitaires, de rendre
leurs armes et de, soit rejoindre un programme de réinsertion
gouvernemental, soit quitter le pays. Il a rappelé que le président
Jacques Chirac avait à l'époque proposé l'aide de la France pour ce
programme, et que cette proposition avait été confirmée par
l'actuel premier ministre français.
La FICIB tient à rappeler qu'à sa
connaissance, la proposition faite par la France à cette époque
était d'accueillir, dans le cadre d'un accord humanitaire qui aurait
permis la libération des otages "échangeables" détenus
par les Farc, dont faisait partie Ingrid Betancourt, contre 400
guérilleros détenus dans les prisons colombiennes, d'accueillir sur
le territoire français une partie de ces prisonniers libérés.
Nous ne sommes pas au courant d'un
accord qui se situerait en-dehors de ce contexte.