L'accueil
en territoire français de certains guérilleros qui seraient
libérés dans le cadre d'un accord humanitaire est une proposition
qui a été faite il il a plus de deux ans par le gouvernement
français et qui a été re-confirmée récemment par le premier
ministre.
Il s'agit cependant ici d'une
autre proposition, qui consisterait à accueillir en France des
déserteurs de la guérilla.
Nous soutenons évidemment toute
action ayant pour effet de libérer des otages sans mettre leur vie en
danger. Mais nous sommes surpris de voir annoncer par le président
Uribe des conditions qui engagent d'autres pays dont la France et nous
attendons de connaître la position des autorités françaises.
Nous notons que le gouvernement
colombien confirme son accord au principe de négociations avec la
guérilla pour négocier un accord humanitaire, mais l'incitation à
la dissidence au sein de la guérilla ne nous paraît pas la meilleure
approche pour faciliter ces négociations. De plus, nous craignons que
le seul résultat de cette annonce ne soit un renforcement des mesures
de sécurité autour des otages et la dégradation de leurs conditions
de détention, déjà extrêmement pénibles.
Avec les famille d'otages, nous
continuons à préconiser une solution négociée entre la guérilla
et le gouvernement colombien, avec l'aide de médiateurs qui soient
acceptés par les deux parties en conflit.