4 juin 2008 : le président Uribe incite les guérilleros à déserter

  
L'accueil en territoire français de certains guérilleros qui seraient libérés dans le cadre d'un accord humanitaire est une proposition qui a été faite il il a plus de deux ans par le gouvernement français et qui a été re-confirmée récemment par le premier ministre.

Il s'agit cependant ici d'une autre proposition, qui consisterait à accueillir en France des déserteurs de la guérilla.

Nous soutenons évidemment toute action ayant pour effet de libérer des otages sans mettre leur vie en danger. Mais nous sommes surpris de voir annoncer par le président Uribe des conditions qui engagent d'autres pays dont la France et nous attendons de connaître la position des autorités françaises.

Nous notons que le gouvernement colombien confirme son accord au principe de négociations avec la guérilla pour négocier un accord humanitaire, mais l'incitation à la dissidence au sein de la guérilla ne nous paraît pas la meilleure approche pour faciliter ces négociations. De plus, nous craignons que le seul résultat de cette annonce ne soit un renforcement des mesures de sécurité autour des otages et la dégradation de leurs conditions de détention, déjà extrêmement pénibles.

Avec les famille d'otages, nous continuons à préconiser une solution négociée entre la guérilla et le gouvernement colombien, avec l'aide de médiateurs qui soient acceptés par les deux parties en conflit.