Devant les déclarations du Chancelier
colombien Fernando Aranjuo et du commissaire gouvernemental Carlos
Restrepo qui refusent les contacts éventuels du président équatorien
Rafael Correa avec les Farc, la FICIB tient à
rappeler les faits suivants:
1. C'est le président Correa lui-même,
lors de sa rencontre avec le président Sarkozy, qui a proposé de
"rétablir le contact" rapidement avec les Farc mais
uniquement en vue d'une libération des otages, ajoutant que "si le
contact est rétabli d'abord par le Venezuela, tant mieux".
2. Toute tentative de solution pacifique
passe nécessairement par des contacts directs avec les Farc. Le président
colombien lui-même avait demandé au président vénézuélien Hugo
Chavez et à la sénatrice colombienne Piedad Cordoba de négocier
directement avec la guérilla, en novembre dernier.
3. Ce sont ces contacts qui ont permis la
libération de six otages au début de cette année.
Nous remercions donc le président Correa
et tous les autres dirigeants de pays amis du peuple colombien des
initiatives qu'ils peuvent prendre pour obtenir de nouvelles libérations,
initiatives qui passent nécessairement par des contacts directs avec la
guérilla.
Les déclarations de Carlos Restrepo et
de Fernando Aranjuo semblent malheureusement confirmer l'opinion de ceux
qui pensent que le gouvernement colombien est opposé à une solution négociée
et pacifique avec la guérilla. Ceci est aussi confirmé par
l'intensification actuelle des opérations militaires dans la zone où
se trouvent les otages.
Nous renouvelons une nouvelle fois notre
opposition et celle des familles d'otages à toute opération militaire
qui mettrait en danger la vie des otages, dont la communauté
internationale tiendrait alors pour personnellement responsables le
président Uribe et ses généraux.