15 Mai  2008 : Intensification des opérations militaires

 
Devant les déclarations du Chancelier colombien Fernando Aranjuo et du commissaire gouvernemental Carlos Restrepo qui refusent les contacts éventuels du président équatorien Rafael Correa avec les Farc, la FICIB tient à rappeler les faits suivants:

1. C'est le président Correa lui-même, lors de sa rencontre avec le président Sarkozy, qui a proposé de "rétablir le contact" rapidement avec les Farc mais uniquement en vue d'une libération des otages, ajoutant que "si le contact est rétabli d'abord par le Venezuela, tant mieux".

2. Toute tentative de solution pacifique passe nécessairement par des contacts directs avec les Farc. Le président colombien lui-même avait demandé au président vénézuélien Hugo Chavez et à la sénatrice colombienne Piedad Cordoba de négocier directement avec la guérilla, en novembre dernier.

3. Ce sont ces contacts qui ont permis la libération de six otages au début de cette année.

Nous remercions donc le président Correa et tous les autres dirigeants de pays amis du peuple colombien des initiatives qu'ils peuvent prendre pour obtenir de nouvelles libérations, initiatives qui passent nécessairement par des contacts directs avec la guérilla.

Les déclarations de Carlos Restrepo et de Fernando Aranjuo semblent malheureusement confirmer l'opinion de ceux qui pensent que le gouvernement colombien est opposé à une solution négociée et pacifique avec la guérilla. Ceci est aussi confirmé par l'intensification actuelle des opérations militaires dans la zone où se trouvent les otages.

Nous renouvelons une nouvelle fois notre opposition et celle des familles d'otages à toute opération militaire qui mettrait en danger la vie des otages, dont la communauté internationale tiendrait alors pour personnellement responsables le président Uribe et ses généraux.