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de la FICIB : |
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Pour
elles, tout comme pour les plus de 3.000 autres otages, civils ou
militaires, hommes, femmes, vieillards et plus de 400 enfants qui
croupissent dans la jungle entre les mains de leurs tortionnaires,
l’espoir d’une libération prochaine n’a jamais paru aussi éloigné.
Détenus
quelque part dans des régions insalubres de la jungle amazonienne, sans
aucun contact avec leur famille, ils essayent de survivre dans des
conditions de vie extrêmement éprouvantes. S’ils sont libérés un
jour, ceux qui survivront en resteront probablement marqués à tout
jamais. On
ne sait ce qu’il faut dénoncer en premier lieu… La
cruauté de leurs ravisseurs, qui continuent sans état d’âme à
pratiquer de manière systématique la prise d’otage et l’assassinat
de civils comme des moyens « ordinaires » de poursuivre une
lutte dont ils veulent faire
croire qu’elle est une lutte de libération ?
L’indifférence
du gouvernement colombien qui laisse froidement des milliers de ses
citoyens endurer ce calvaire – certains depuis plus de sept ans -, et
dont la seule préoccupation semble être la gloire d’une hypothétique
victoire militaire ? La
banalisation de cette situation dans le grand public et particulièrement
en Colombie, où une partie parfois importante de la population semble
avoir classé les enlèvements dans les « péripéties habituelles
de la vie normale » ? Ou
l’incroyable naïveté de certains groupes ou organisations politiques
dans nos pays, qui continuent à soutenir les guérillas colombiennes au
nom de leurs convictions soi-disant marxistes ou bolivariennes ? Aux
risques encourus par les otages que sont les maladies tropicales, les
violences de leurs tortionnaires, les bombardements aveugles de l'armée
colombienne aidée par les États Unis dans leur offensive du plan
patriota, s'ajoute la tentation du désespoir. Les mois et les années
passent sans que personne, à part leurs proches, ne semble se préoccuper
de leur sort. C’est
le message unanime que nous recevons maintenant de leurs familles : désespérées
par l'indifférence de leur gouvernement et effrayées des conséquences
pour la vie des séquestrés de la politique militariste de leur président,
elles nous demandent avec force de véhiculer ce message : "une
pression de la part des pays d'Europe sur notre gouvernement et sur la guérilla
est maintenant notre seul espoir...." Regroupés
maintenant dans la Fédération Internationale des A
l’occasion du triste anniversaire des trois ans de détention d’Ingrid
Betancourt et de Clara Rojas, nous demandons à tous les élus et aux
media qui nous ont toujours soutenus de continuer et d’intensifier leurs
actions pour convaincre les protagonistes en Colombie de rechercher en
priorité et d’aboutir à une solution pacifique du problème. |
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