Pour la libération d’Ingrid Betancourt, de Clara et de tous les séquestrés

Merci pour tous ces textes, poèmes et quelques images

Merci à tous ceux et à toutes celles qui nous rappellent que nous faisons partie d’une humanité

Benoist Magnat

(les poèmes et textes en espagnol sont  pour la plupart à la fin du message)

Dany Delboy

 

                                                     YA BASTA!

 

Nuestra espéranza,

Es que algun dia,

Cambie nuestra situación.

Que se trate a las mujeres,

Con respeto,

Justicia

Y democracia.

¿Marcos es maricón?

¡Si quieres, hombre,

Pero en San Francisco!

Marco est gay,

Mais black aussi,

Black,

Dans vos fades et tristes banlieues

Où ne domine que le bleu,

Bleu marine,

Bleu flic,

Je hais les requins

Qui déchiquettent les chairs

A grands coups de matraques.

 

Vive la joie!

Vive la vie!

Vive l'amour!

Je hurle ton nom,

Liberté!

 

Marcos es chicano,

Chicano en San Isidro,

Et nous sommes tous chicanos

Dans vos banlieues poubelles.

Ouvrez les yeux,

Monsieur le président,

Ces poubelles

Débordent d'armes,

D'armes virginales,

Qui vont vous émasculer.

Vous avez déclaré la guerre?

Nous aussi!

Guerre à l'injustice!

A l'inégalité!

A l'insécurité!

Guerre aux privilèges!

Et ce ne sont pas

Vos motos-crottes

Qui vont vous laver de votre fange

Et de votre honte.

 

Vive la joie!

Vive la vie!

Vive l'amour!

Je hurle ton nom,

Liberté!

 

Marcos es anarquista en Barcelona,

Es palestino en Israël,

Es hombre de corazón,

Es hijo de la muerte.

Tel un indien Maya,

Dans les favelas de San Cristobal,

Je suis crucifié

Par votre aveugle morale jésuite,

Bien pensante,

Meurtrière

Et source d'holocaustes.

On ne tue pas celui qui hurle,

Mais le pauvre homme triste,

Humble et muet,

Après avoir violé

Sa femme et sa fille

Que l'on éventre avec joie.

 

¡Viva la alégria!

¡Viva la vida!

¡Viva el amor!

¡Chile tú nombre

Libertad!

 

Marcos es de un cartel,

Del cartel de Neza,

Del cartel de la vida olvidada.

Nous crèverons

Avec le sourire aux lèvres,

Ce sourire

Qui est notre seule arme.

Pareil au juif à Buckenwal,

Je ploie

Sous le poids de mes larmes.

Debout les moutons!

Changez-vous en lions!

Marcos est conciliateur

Au ministère de la haine ordinaire.

Marcos es comuniste olvidada,

Es artiste que no se puede ablar,

Un pacifiste adélante

De los snippers serbios.

 

Vive la joie!

Vive la vie!

Vive l'amour!

Je hurle ton nom,

Liberté!

 

Je suis gréviste

Prisonnier de sa condition,

L'auteur sans livres ni lecteurs.

Soy periodista

Que escribe para los otros.

Soy mujer en el metro

En la tarde,

La femme seule agressée,

Violentée,

Devant vos yeux repus,

Indifférents.

Marcos est l'homme qui pleure

Devant la vie gâchée

De la vierge humiliée,

Laminée,

Outragée.

 

Vive la joie!

Vive la vie!

Vive l'amour!

Je hurle ton nom,

Liberté!

 

Je suis femme au foyer

Livrée à ton pouvoir sans armes.

Une femme,

Avec ses larmes et son amour,

Une femme,

Qui reste à la cuisine le soir,

Pendant

Que tu vas rêver

Dans les bars,

Avant de rentrer me matraquer,

Tu n'es que...

Mon CRS favori.

Plus jamais je ne pourrai rêver!

Plus jamais je ne pourrai aimer!

La joyeuse petite fille

Est morte à l'enfer de sa marelle.

 

¡Viva la alégria!

¡Viva la vida!

¡Viva el amor!

¡Chile tú nombre

Libertad!

 

Soy campesino sin tierra,

El obrero sin trabajo.

Le dissident

Parmi les adeptes du libre-marché,

Libre-marché,

Pour vous messieurs les nantis!

Pour vous messieurs les yankees!

Nous!

Nous ne sommes que du bétail,

Mais le bétail,

Un jour,

Il finira

Par montrer les dents,

Il finira

Par mordre.

Je suis Zapatiste!

Dans les montagnes

Du sud-est du Mexique,

Mais aussi

Partout où la liberté est bafouée.

Je suis Zapatiste!

Face à l'intégrisme

Aveugle,

Intolérant,

Qui viole

Et massacre les fleurs

Qui osent s'exprimer,

Et bâillonne les enfants

D'un tchador étouffant.

Je suis Zapatiste!

Devant le pape

Complice du sida,

Je n'aime pas la calotte,

Et préfère porter une capote.

 

Vive la joie!

Vive la vie!

Vive l'amour!

Je hurle ton nom,

Liberté!

 

Je suis Zapatiste!

Face ta fierté et ton orgueil

Qui me broient et qui me noient.

Je suis Zapatiste!

Face à ton cigare puant

Que je remplace

Par un bâton de dynamite.

Je suis Zapatiste,

Devant ta banque

Qui me ruine!

Devant ton hypermarché

Qui m'affame!

Devant tes buildings

Qui m'écrasent!

Devant tes ghettos

Qui m'emprisonnent!

¡Soy Zapatista!

Como todos los humanos

Que tienes un poco de corazón,

Como los explotados,

Los oprimados,

Las minorias.

Si Marcos est pédé!

Nous sommes tous pédés!

Nous!

Les exclus,

Les exploités,

Les opprimés,

Les blacks,

Les beurs,

Los indios,

Poètes et artistes,

Doux rêveurs.

Crevez!

Avec vos terres de repus,

De nantis,

Messieurs les castrateurs,

Messieurs les lâches

Et les menteurs,

Les voleurs,

Arnaqueurs,

Boursicoteurs,

Avec vos chiens de garde en uniformes.

Nous sommes Marcos!

Et avec nous,

Toutes celles

Et tous ceux

Qui résistent

Et qui vous chante

La Cucaracha.

J'appliquerai les devises

Qui brillent

Sur vos drapeaux,

Liberté,

Egalité,

Fraternité,

Auxquelles

Je rajoute l'amour,

Car je refuse

De mourir

En détournant les yeux

Face aux larmes d'un enfant.

 

Esteban

 

Jusqu’à la Liberté

 

Par Cristina Castello

 

 

Ingrid

Exclue

Un des exclus de la vie

Proscrite

Poing cassé du souhait

Clameur

Rêverie de Terre Juste

Fleur qui ferme sans naître.

Prière contre les portes du désir.

 

Álvaro Uribe. Bush.

Hitlers 2005.

Ils sont duelles

Ils se scindent.

Ils nous scindent.

Plus que trois plus que dix

Plus que cent fois.

Épouvante

De particules d'identité

Ils sont des fragments craquants

Des yeux qui regardent

Des espoirs vides

Et de grandes joies qui non plus.

Le mutisme et le verbe qui récitent

La Cause

Du genre humain.

Avarice d'âmes.

Il offre

Des mains

Qui rejettent.

La soif.

 

Mais ils étoufferont en horreur

Jusqu’à la Liberté

D'Ingrid Bentacourt.

 

Jusqu’`a la Liberté

Jusqu’`a des yeux bouillonnant d’espoirs

Des africains abandonnés à leur mort

 Des palestiniens des visages - cartes d’âmes désespérées

De l'Humanité.

 

Uribe. Bush

Rire de Satan

 

  

 

Hasta la Libertad

 

Por Cristina Castello

 

 

Ingrid.

Excluida

Uno de los excluidos de la vida.

Proscripta.

Puño roto del anhelo

Clamor

Sueño de Tierra Justa

Flor que cierra sin nacer

Súplica contra las puertas del deseo.

 

 Álvaro Uribe. Bush.

Hitlers 2005

Máscaras

Son duales.

Se escinden.

Nos escinden.

Más que tres más que diez

Más que cien veces.

Espanto

Partículas de identidad

Crujientes de fragmentos son

Ojos que miran

Esperanzas cuencas

Y alborozos que ya no.

De mutismo y verbo que recitan

La Causa

Del género humano.

Avaricia de almas

Ofrecen

Manos

Que recusan.

La sed

Pero ahogarán en horror

Hasta la Libertad.

De Ingrid Bentacourt

 

Hasta la Libertad

Hasta ojos burbujas de alborozos

De africanos abandonados a morir

De palestinos con caras - mapas de almas desesperadas

De la Humanidad.

 

Uribe. Bush. El Imperio.

Risa de Satán

 

www.cristinacastello.com

 

Les poètes ne forcent pas les barreaux

ils soulignent les espaces de liberté

 

Avec un doigt, j’ai été poussé dans l’absolu

Avec un doigt, j’ai été jeté dans l’infini

 

Ingrid, Clara et toutes les prisonnières du monde manquent d’oxygène

Que les êtres blessés recouvrent leur force

 

Au sommet des vivants, j’entends le fantôme de la liberté

Au sommet d’elles-mêmes, elles marchent à l’envers le sentier de l’oubli

 

Les parallèles joignent les mains du silence

et les cris trop nombreux se perdent dans la forêt

 

Prisonnières du temps arrêté, Ingrid, Clara avec le doigt du désarroi

elles tirent nos espoirs ensevelis

 

Vivre l’absence et la distance comme une marche d’humanité

et les mots serrés de nos consciences appellent :

 

Libérer les femmes des mondes cachés

Ouvrir le jour au monde entier

 

Benoist Magnat

poème écrit pour Ingrid Betancourt le 24 octobre 2005

 

 

 

AU MUR!

 On a tenté de masquer

A la chaux

Le mur offensé

Bouillant de muette colère,

Le mur fusillé,

Témoin de l'humaine

Folie meurtrière.

Mais un jour,

D'impudiques enfants

Jouèrent avec leurs doigts.

Ils les introduisirent,

Malgré le livide voile,

Dans chaque trou

Creusés par les balles.

Dans leurs livres d'histoire,

On ne décèle aucun trou,

Tout y est propre et lisse.

Cependant, dans la rue,

Les enfants apprennent

A lire en un braille

Qui fait tomber les masques

De la cécité volontaire.

Il persiste hélas des idées

Qui portent

Le fardeau des siècles.

Des sombres idées

Mercenaires,

Des idées,

Au service de la misère.

 

Esteban

Tant qu’il y a des matins, il y a de l’espoir

 

 

Isolée en Colombie,

Niée, toi notre amie.

Gardée en otage,

Recluse, mise en cage.

Ignorée des médias,

Détruite, loin de chez toi.

 

Bafouée dans tes liens,

Emprisonnée loin des tiens.

Tenue en captivité,

Abandonnée comme exilée.

Noble dans l’adversité,

Cloîtrée dans le silence,

Oubliée dans ton absence.

Unis, hier comme aujourd’hui,

Réunis pour ta liberté.

Tu nous reviendras… cette année ?

 

 

 

Jean-Marie Pilardeaux


La que libero Ingwi (divinidad pagana)

 

 

Hoy permaneces cautiva de  esos mismos paganos, de (con toda seguridad) unos determinados fanaticos que han coartado tu libertad de movimiento, de pensar, de escribir.

? En nombre de que otra libertad erronea ?

-         La de seguir un camino equivocado, repleto de « exigencias » ; un sendero que han « elegido de emprender » quienes te mantienen lejos de tu esposo, hijo e hija, familia, amigos, y todos tus demas seres queridos, y de todos nosotros « determinados » en obtener tu libertad, esa que nadie tiene derecho a quitarte, en nombre de nada ;

 ? en nombre de UNA COLUMBIA que ellos « tus carceleros » quieren ?

- ? En nombre de que falsa VERDAD, de que oscura verdad, sigues encerrada, obligada y sumida en este largo e interminable silencio… ?

Nuestra respuesta e union para tu liberacion seguiran FIRMES, INALTERABLES, por la LIBERTAD,

 

POR TU LIBERTAD Y POR NUESTRA LIBERTAD A TODOS …

SIN DUDA…

 

Ana Serra

 

 

 

(Traduction en français)

Ingrid :

Celle qui libéra Ingwi (divinité païenne)

Aujourd’hui tu continues d’être captive de ces mêmes païens qui (sans l’ombre d’un doute) sont des fanatiques déterminés, qui ont scié ta Liberté de mouvement, de pensée, d’écrire,

Ta liberté d’exister…

D’être…

Au nom de quelle autre idée de liberté ?

- Celle de suivre un chemin erroné, rempli d’exigences ; un sentier qu’ont choisi de prendre et de s’en tenir à lui, ceux qui te maintiennent loin de ton époux, fils, fille, famille, amis, et de tous tes êtres chers, et de nous tous « déterminés » à OBTENIR TA LIBERTE, celle que nul n’a le droit de t’enlever : au nom d’une COLOMBIE, qu’eux « tes géôliers » veulent à leur image ?

-         Au nom de quelle fausse et lâche vérité, restes-tu toujours enfermée et soumise à ce long et interminable silence ?

-         Notre réponse et union pour ta libération ne fléchira pas et restera FORTE et INALTERABLE pour la liberté,

      Pour ta liberté

      Et pour notre liberté

      A tous « d’être »

      SANS AUCUN DOUTE.


A INGRID

 

 

Le 24 octobre

 

 

Loin de nous, en même temps

Si proche par la pensée

De femme, de mère, de liberté

Sentiment de puissance devant ta force

Et d’impuissance face à tant de violence et d’injustice.

 

Si les mots sont de chair,

Ils nous unissent et scellent notre amour de la Terre

Toi et les Tiens

Tous ceux qui comme toi,

Mettent dans leur vie, la force de leur idéal et de leurs croyances

Nous font comprendre ce que veut dire Liberté

Nous qui vaquons parfois, au bord d’une existence tiède,

Quel sens porte chacune des secondes de ton existence !

Quelle formidable importance a ta vie !

Tant, que le monde entier t’envoie des respirations,

à Toi et à ceux et celles que tu fais exister.

 

 

Chantal Raffanel

 


INGRID, ton combat est celui de la vie

Nos pensées vont vers toi, même au cœur de la nuit.

Garde toujours courage car tu as plein d’amis.

Regardons le présent, croyons fort en la vie,

Ignorons la menace, secouons la torpeur

Donnons-nous tous la main face à tes ravisseurs.

 

 

         Bien que tu sois encor’ privée de liberté

         Et que nous ignorons où l’on te tient cachée

         Tiens-toi prête à sortir et ta lutte gagner…

         Avec toi, tout un peuple, c’est la COLOMBIE

         Niée dans son bon droit qui veut rester en vie.

         Ce combat que tu mènes, toi femme de cœur

         Obtiendra gain de cause quand ce sera l’heure.

         Un nom comme le tien, signifiant « LIBERER »

         Rassemble autour de lui. D’autres, avant toi, l’ont fait

         Tels Nelson et Martin. Leur message est passé…

 

 

 

Rosa Napoli

Le 24 octobre 2005

 

 

Colombie ma colombe

 

 

Me voilà initiée

 

Une agression

un séjour dans l'hôtel le plus prestigieux

BOGOTA , la Capitale

aussi Rouge que Toulouse

 

des artisans qui s'affairent, trouvent, inventent, recréent...

 

San Franscisco, une église qui dégouline d'or,

et celle de sel à Zipaquira...

 

et ces enfants dans la rue....

 

et ma révolte

envers ces adultes-enfants qui regardent sans voir

des enfants adultes essayaient de survivre

dans une société absente, pétrifiée

engluée dans la violence

d'une redistribution nécessaire

mais mortelle

de richesses provocantes

circulation souterraine de marchandises interceptées

 

COLOMBIE, mi Amor

aux richesses inestimables

tu entretiens ta violence

tu joues la tiers mondiste?

Mais tout l'argent du Monde

ne peut remplacer la conscience

de sa propre responsabilité

Les regrets et la compassion ne peuvent

étouffer les règles sociales

et la musique suffire à l'oubli des lendemains.

 

Aujourd'hui est toujours le présent

qui se vit en Colombie

 

Colombie, au doux nom

Colombie, ma colombe

 

Je t'aime.

 

BOGOTA 6 décembre 1994

Nicolle Ragotã

¿Que Pasa  Amigos?

 

 

 

De Bogota, de Cuba ,

de Rio, de Lima ,

 

¿que pasa amigos?

que pasa?

 

silencio, silencio,

 

sang et violence

nuages et poussières

 

¿que pasa  amigos, que paso?

 

la neige tombe sur Paris

 

El Silencio.

 

 

 

22 octobre 1999

 

 

 

Soif de liberté

Soif d’Amour



La terre est douloureuse
Quand le juste est captif
Je ne suis  réceptif
À la vie chaleureuse
Qu’en criant haut et fort
Ramenez à bon port
Cette étoile de l’Amour
Pour autant  votre lutte
N’’en sera que plus juste
Elle vous prêtera secours.

Le début en est la faim
Et la faim justifie les moyens…
Alors on est prêt à tout
Pour presque rien
À tendre la joue
À rendre les coups
À cracher le feu
À tout ce qu’elle veut
Et sans détours
S’effondrer en pleurs
En quête du bonheur…
Ah cette soif de liberté !

Où êtes-vous madame
À l’heure où je vous cherche ?
J’ai grand vague à l’âme
Quand les étoiles je regarde !

Il est des clair de lune
Sur l’océan du désir
Qui posent délicatement
Des milliers de reflets d’argent
Sur la mer noire
Des soirs
De désespoirs

La prison est torture
Pour une femme au cœur pur
Même si tout est très dur
Gardez la foi la plus sûre
Car l’avant
Est le meilleur moment
L’avant de l’instant
Où s’arrête le temps
Qui pourtant passe vite
Irréel comme un mythe
Le temps de l’attente
Si long, est porteur d’espoir
Le plaisir est intense
Quand il se fait désir
Et la joie est immense
À la vue d’un sourire.

Oui j’y crois moi aussi
Malgré tous mes soucis
Contre mes désillusions
Contre tous les pions.

Elle existe cette fleur
Aux mille couleurs
Couleur de tendresse
Remède à la détresse
Couleur d’amitié
Antidote de la pitié
Couleur de feu
Feu des âmes frigorifiées
Couleur de tes yeux
Source de l’éternité
Couleur d’ambre
Baume des cœurs déchirés
Couleur de ta chambre
Refuge du mal-aimé
Couleur du sang
Du sang des innocents
Versé pour la gloire
De voir fleurir
Cette fleur de l’espoir
Nourrie des soupirs
De tous nos désirs
La Fleur de la Liberté
Qui sera portée par nous
Qui s’ouvrira pour vous
La Fleur de l’Amour.

 

 

Rémi-Ange Couzinet
Cuisinier-poète du Club des Poètes de Paris
samedi 22 octobre 2005 à 3:40

 

 

Ne jamais accepter « l’insupportable »

Puisque c’est, de fait, « insupportable »

Donc, pas acceptable,

A aucun moment,

Donc, à modifier

Très, très, très rapidement

En disant haut et fort « Non,

Cela ne se peut plus

Cette situation a assez duré ! 

C’est terminé ! »

Et d’être prêt :

A agir, par exemple :

A partir précipitamment

Si la situation tragique l’exige

Afin de survivre

Et d’être encore vivant

L’instant d’après, l’instant suivant

Et/ou à affronter l’agresseur

Même, si il est possible que l’on croit l’aimer de tout son cœur,

C’est-à-dire celui ou celle qui a commis cet «insupportable »

Afin de le mettre en face de son acte

Pour qu’il le reconnaisse

Et demande pardon à celui qu’il a agressé,

De manière,

A ce que, au bout d’un temps,

Plus ou moins important,

Puisse être créé une autre base, un nouvel état de faits,

Où chacun sera à égalité

C’est-à-dire

D’un interlocuteur valable face à un autre interlocuteur valable

Et en paix,

Par rapport à ce qui s’est précédemment passé :

N’oubliant pas,

Mais, ayant reçu des mots apaisants,

Pouvant, étant capable de … vivre avec,

Afin, de nouveau, avancer dans sa vie,

Libre… comme l’air !!!

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Myrabelle

 

Liberté étouffée

Courage muselé

Règne de la violence

Silence en France

Peuple baladé

Argent exporté

Rendez la nous

Rendez la

Rendez

La justice

 

Michaël HUTIN

 

une pensée pour Ingrid ce soir
un mot pour Ingrid demain
un sourire pour Ingrid
pour chaque jour
loin de nous, de vous
et loin d'Elle, la Liberté.

une pensée pour celle
qui rêve ce soir
une parole pour celle
qui attend demain
un sourire pour celle
qui chaque jour
loin de nous, de vous
espère en Elle ,la Liberté.

Et puis pour toi Ingrid
je trace un trait, ce soir
pour toi, Ingrid
demain je reprendrai ma plume
pour dessiner tes rêves
de chaque jour
peindre la Liberté
qui t'attend avec nous.


Colette Sonzogni

 

 

Ingrid Bétancours

               

                       C'est une fleur d'espoir

Dont la tige est coupée.

                        Elle vit dans un coeur sale.

Tout en elle est paralysé

                       Seule le vie du dehors

Vient en echo.

                      Elle n' a que sa vie pour se battre

 Ses mains pour  repousser,

                     Sa parole pour survivre

Son corps comme barrière.

                       Mais elle n'est pas seule.

Il y a nous, les défenseurs de l'ombre,

                        Les paravents conscients et actifs.

 Oui, Ingrid, pour toi, nous nous battons.

                       Quoi qu'il advienne, tu es en nous

Tu le seras en nous, toi, soeur d'éternité.

                                                     Auguste Richard  - Lefèvre

 

la chair brulée

les os en sable

le vide au coeur

les yeux en cendre

du sang du ciel

un crâne  de femme

Une Illuminée

un couteau boucher

blesse sa pureté

Nouvelles Nées

renaissent. 

                                          Alfonso C. Hernandez. P. O. Box 598  Three Rivers, Calif. 93271

Pour Ingrid

 

 

De mois en années, gonflée de liberté,

En toute première ligne, se sont formées

A votre insu, sans violence, des mots,

Cris d'émotions, tristesse, veto!

C'en est assez de souffrance imposée

L'opinion s'enflamme entre solidarité et fierté

S'envole par de multiples supports

Suprême récompense, qu'elle arrive à bon port.

Battante, rebelle, déterminée, courageuse cette femme,

Renfermant en elle seule tant de qualités d'âme

Ses idéaux empreints de noblesse, d'amour,

Soulèvent les populations déchaînant à leurs tours

L'Ultime cri d'espoir que vous seuls muerez en allégresse.

Grâce pour Ingrid, Clara, leurs trois milles compagnons

Dans leurs yeux l'incompréhension, dans les vôtres une renonciation?

Certes vos valeurs aux extrêmes l'une de l'autre,

Ne peuvent s'accoupler pour devenir nôtre,

Étouffer la parole d'Ingrid n'est pas une solution,

D'autres, de concert grondent plus encore contre la corruption,

Elles font route vers vous aujourd'hui, rendez nous l'oxygène,

Il ne tient qu'à vous de stopper la gangrène,

Libérez vos otages au nom de la paix , de l'amour

Libérez vos consciences  au nom d'Ingrid Bétancourt

Sandrine Feraud

(Extrait du "MESSAGE POUR ELLE ET POUR EUX" de Florence Thomas)

Le Noël d’Ingrid Betancourt (15 décembre 2004) 

 

En ces jours de nativité et à l’aube du nouvel an, je pense fréquemment à Ingrid Betancourt et à  tous les autres otages, mais surtout à Ingrid, à la fois parce que j’ai eu l’opportunité de m’entretenir avec elle quelques semaines avant son enlèvement; à la fois parce que c’est une femme et cela me permet de m’interroger sur sa situation actuelle de colombienne privée de liberté; à la fois parce que, pour moi, elle représente un paradigme de toutes les personnes séquestrées.  

C’est à travers elle que je peux penser à toutes et à tous. C’est à travers elle que je peux m’interroger sur leurs vies et leurs rêves; c’est à travers elle que je me demande comment ils affrontent l’hiver, le froid et cette humidité qui transperce les os et l’âme. C’est à travers elle que je me demande comment le corps répond aux privations, à un régime répété, aux maladies; comment survit l’esprit face à l’incertitude de chaque lendemain et aux jours d’un calendrier qui n’a ni décembre, ni nouvel an; comment résiste l’âme quand elle se sent abandonnée, quand elle ne reçoit pas d’échos de l’extérieur, voix d’humanité à travers le mur du silence aussi bien de la part d’un gouvernement sourd que d’une société civile qui semble baisser les bras –bien que ce ne soit pas certain parce que je sais le travail incessant de quelques organisations de femmes lié à un possible accord humanitaire-.  

Et viennent les questions :

Quel est le parcours des fantasmes ou des rêves lorsqu’on est privé de liberté ?

Comment bat le coeur lorsqu’on n’a plus la possibilité de crier ou de se rebeller ? 

Comment se répriment les envies de serrer dans ses bras les êtres chers ?

Comment s’apaisent ces désirs de sentir à nouveau le doux poids du corps de l’autre sur le sien, ces désirs de lentes caresses et de mots fous d’un amour qui guérit tout ?

Quelle saveur ont les larmes quand le sel de la vie les abandonne ?

Quelle couleur a la nuit quand grandit l’oubli des jours de liberté ? 

Ingrid, femmes séquestrées, hommes séquestrés, résistez et rêvez parce que ce sont les seules armes que personne ne pourra jamais vous prendre, parce que, comme l’a dit Ernesto Sábato, la résistance est le lieu où habite l’espoir. Les femmes le savent, car la résistance leur a permis de survivre à 5000 ans d’esclavage. C’est cette résistance ancestrale que nous, les femmes, avons opposée à l’oppression que nous accorde aujourd’hui une autorité incontestable.

Femmes et hommes otages, ne cessez pas de résister et transformez la résistance et les rêves en source de votre respiration, en aliments du corps et de l’âme, et sachez que, malgré le silence qui vous entoure, nombreux d’entre nous sont à vos côtés, plus que jamais en ce mois de décembre, mois des embrassades, des rencontres, mois durant lequel nous voudrions envoyer la frénésie mercantile en enfer pour nous concentrer sur les dimensions réellement essentielles de la vie, telles que les rêves et la liberté.

Florence Thomas

 

 

je ne sais pas écrire des poèmes, néanmoins je te remercie de cette action, la lecture du témoignage d'Ingrid dans son livre m'avait montré combien elle était cohérente avec elle même et ses idées.

Si nous pouvions tous en prendre de la graine, surtout en tant que politique, la société irait mieux...

Pour moi, elle met en pratique ce que Gandhi demandait "avoir une cohérence entre la fin et les moyens, “La fin est dans les moyens, comme l’arbre est dans la graine”, disait-il, ce qui signifie entre autre, que ce n’est pas par la violence, la guerre, que l’on peut préparer la concorde, la paix et par ailleurs, par son attitude non violente, elle démontre que le but de l'action non violente, la  Satyagraha,  c'est  faire apparaître

la Vérité - qui a une force inouïe-, elle est capable de renverser n’importe quelle dictature, celles-ci la craignent comme la peste et font tout pour la falsifier”.

Amicalement, Martine

 

Ingrid,
Tu peux compter sur moi pour continuer à participer à toutes les mobilisations visant à tenter d'obtenir ta libération.
Avec toute mon admiration,
bon courage,
P-Y DACHEUX

 

 

  

Ingrid et Clara

sont séquestrées depuis 1337 jours...

Trois années dans la jungle
Ligotée, bâillonnée
Entourée de ces dingues
Ces doux illuminés

Qui t’ont fait prisonnière
Otage précisément
De leur triste guerre
Perdue depuis longtemps

 Eux qui voulaient jadis
La liberté, le droit
Crachent sur la justice
En s’en prenant à toi

Ils méprisent la vie
Et la femme que tu es
Au bout de leurs fusils
La victoire est fanée

Nous t’attendons Ingrid
Et nous pensons à toi
Et nous ne serons libres
Que lorsque tu le seras

 Trois années dans la jungle
Ligotée, bâillonnée
Avec ces porte-flingues
Devenus tes geôliers

 Qui te citent Staline
Ou te lisent Mao
A toi qui, j’imagine
Préfèrerait Rimbaud

 Peut-être, comme moi
Les croyais-tu, naguère
Fils de Che Guevara
Et porteurs de lumière

 Mais leur lutte finale
Leur matin du grand soir
C’est la haine et le mal
Et surtout les Dollars

 Nous t’attendons Ingrid
Et nous pensons à toi
Et nous ne serons libres
Que lorsque tu le seras

Je n’connais pas le nom
De tous ceux, comme toi
Qui croupissent en prison
Otages ici ou là

Anonymes, oubliés
D’Irak, de Colombie
Victimes sacrifiées
Pour de sombres conflits

Où narcotrafiquants
Et minables malfrats
S’érigent en combattants
D’obscures guérillas

‘lors en chantant pour toi
Ingrid, c’est aussi
Pour eux que je me bats
Et pour eux que je crie

Nous t’attendons Ingrid
Et nous pensons à toi
Et nous ne serons libres
Que lorsque tu le seras

Trois années dans la jungle
Ligotée, bâillonnée
Avec le vent qui cingle
Dans tes cheveux défaits

 Tu restes, malgré tout
Sereine et élégante
Ta revanche sur ces fous
Est de rester vivante

 Pour tous ceux que tu aimes
Et qui ne t’oublient pas
Qui veulent briser ces chaînes
Qui ne te briseront pas

 Ton nom est synonyme
Ingrid Betancourt
Contre l’armée du crime
De courage et d’amour

 Nous t’attendons Ingrid
Et nous pensons à toi
Et nous ne serons libres
Que lorsque tu le seras

Et nous ne serons libres
Que lorsque tu le seras 

Renaud

merci Renaud

 merci d'être ce que tu es: un grand

merci pour  tes mots, ils sont beaux et vivants

merci Renaud

si tous les mots du monde se donnaient la main

ça changerait  nos lendemains

nous pouvons tous les uns sans les autres

mais c'est mieux ensemble !

à bientôt  Ingrid,

Clara et les autres...

 

Zorica Sentic

 

email by Zorica Sentic -Cannes- www.zorica.net  

 

Poesía

 

El espejo proyecta su sombra

contra el papel,

y el sol reflejado amanece

en la hoja vacía,

despertando a los gallos rojos

que gritan al viento

el dolor latente

de los hombres mudos.

 

//aldo luis novelli - desde el desierto - argentina

 

 

PRIMAVERA


A la Patagonia, ultrajada placenta de vampiros,
no se le agotan las reservas de paciencia.

La esperanza llora de pena.

El sol, generoso, desmelena su oro sobre el mar azul.

 


 RESURRECCION
 ( sobremuriente)
 El rostro se alzó,
 la claridad lo iluminó.
 Murmullos de amor
 atravesaron su corazón.
 No pudo entender,
 el diáfano brillo que su alma recorrió.

 Y así caminó,
 queriendo ceder
 las gemas más puras del ser.

 Su mente pensó.
 El cuerpo mismo recordó:
 historias de sal,
 ponzoñas de crueldad.
 Su sangre sangró,
 por vilezas sedientas de mal.

 Y se estremeció.
 Sintió que se ahogó,
 con náuseas producto de odiar.

 Su hueso crujió.
 La demencia lo atrapó.
 Bestias innombrables
 danzaron a su alrededor.
 Un feto asustado,
 abría su mano con desesperación.

 Y quiso morir,
 no desfallecer.
 (Acopio de memoria de la humanidad)

 El tiempo pasó.
 La orilla se arqueó.
 
Un pecho piadoso
 por dentro advirtió.
 
La leche inefable,
 al mar de la paz lo invitó.

 Entonces...murió..
 dejando de sí
 lo más puro de él

 ¡Ay! un ojo lloró,
 lágrimas sin consolación.
 La tierra se abrió,
 urgida de tanto dolor,
 buscando el cabello
 caricias de rocío le brindó.

 La vida siguió.
 Luto mutilado,
 humeando recuerdos se resistió.

 La carne clamó.
 El alba despuntó.
 La tumba invisible
 gesto su exhalación:
 astillas de esperanza
 en almas taciturnas sembró.

 Y así revivió,
 pudiendo saber,
 que su canto excelso nunca sucumbió.

 El rostro se alzó,
 la claridad lo iluminó.
 Murmullos de amor
 atravesaron su corazón.
 Y pudo entender,
 el diáfano brillo que su alma recorrió.

TANTAS (·)


ABANDONADAS / DESAMPARADAS / DESHECHADAS
IGNORADAS
SUCCCIONADAS / CARCOMIDAS / DESANGRADAS
MUTILADAS
MALGASTADAS / APLASTADAS / MARCHITADAS
ESQUILMADAS
DESPRECIADAS / POSTERGADAS / SEGREGADAS
DEGRADADAS
SOCAVADAS / QUEBRANTADAS / DESGARRADAS
MORTIFICADAS
HUMILLADAS / PROSTITUIDAS / SOFOCADAS
ATORMENTADAS
SAQUEADAS / ESTAFADAS / CONDENADAS
ANIQUILADAS
VEJADAS / SOMETIDAS / INFAMIADAS
PROFANADAS
CRUCIFICADAS
TANTAS VIDAS
ESTAN

LAMENTO DE MI TIERRA ESPERANZADA

Quien sabe si podré, cansada como estoy,
rumbear hacia la luz del amor,
no sé ni que decir, mi voz ya se gastó,
gritando mi desolación.

Fui joven una vez, con ganas de vivir,
y el canto estaba en mi corazón,
el cielo era mi hogar, la luna mi almohadón,
con sueños de felicidad.

Ahora me estoy angustiando,
llorando un tiempo que pasó,
quisiera yo morir,
así no he de sentir,
nostalgias deshaciéndonos.

Llegaron sin saber, lo que iban a encontrar,
en el regazo de mi alma,
labraron con furor, sin miedo de agotar,
la sangre que yo cobijaba.

A cambio de mi dar, promesas recibí,
que nunca se vieron cumplidas,
si no fuera por vos, que aún estás aquí,
se hubieran llevado mi vida.

Yo sé que estás entendiendo,
porque soy tu razón de ser,
por eso no morí,
luchando he de seguir,
así no me podrán vencer.

 

Autor: Miguel Angel de Boer

          Comodoro Rivadavia, Chubut

           Argentina

 

 

Pertenezco a un país que sufrió la dictadura, la tortura, el secuestro, el horror...el miedo...

 

Provengo del pais de LOS DESAPARECIDOS....

 

 

 

En ese ambiente crecí.

Viendo generales de verdes uniformes y bigotes que me asustaban a mis cinco o seis años.

No podía saber, pero con la intuición de niña, presentía que eso no era bueno.

Sin embargo, los grandes no hablaban.....nadie decía nada....

'Por algo será' se susurraba....y la civilidad no hizo nada...

Me avergüenzo de la generación de esos hombres masa a la que pertenecieron mis padres 

Atónitos presentían o suponían un espanto del que no querían ser concientes.

Porque implicaba el riesgo de intervenir.

De levantar un clamor de justicia.

Y se eligió no escuchar ni participar. El silencio.

Total,....no venían por ellos. Pero el acecho siempre existía ....siempre.

 

Por todo eso hoy escribo.

 

Cada vez más el hombre es lobo del hombre.

SIN EMBARGO SON LOS MENOS QUIENES  QUIEREN ESE CAMINO. LOS MENOS.

Pero tienen armas, ejércitos, una industria que los provee de letales materiales.

Y en su miseria de humanos, se creen poderosos.

 

Nada justifica la violencia. Nada.

 

LOS MAS DE ESTE MUNDO, LOS QUE NO PORTAMOS ARMAS...QUEREMOS VIVIR EN PAZ....EN VERDAD...EN JUSTICIA...EN DIALOGO...EN HERMANDAD

 

Y SOMOS MUCHOS...MUCHOS...MILES DE MILLONES..., Sres.  

 

¿ No saben hablar señores ? ¿ No son humanos Uds.?? ¿ Tienen habilidad con fusiles pero no para peticionar con palabras?

 

La palabra nos diferencia del animal.

 

Y cuánto más nobles ellos parecen, tantas veces.

Y si son feroces  algunos, es por instinto. No por racional decisión.

 

¿ Creen que secuestrar, torturar, hacer desaparecer a mujeres, pobre, niños los dignifica, los viriliza ???

 

Siento decirles que paradójicamente ES MUY COBARDE LA VIOLENCIA . DEMASIADO COBARDE. 

La supuesta razón de los débiles.

. Aunque provenga de hombres de uniforme, con bigotes y armas - que los resguardan - y que dan miedo.

´¿ Nos contarían a los desarmados..que sienten Uds cuando no tienen municiones ?? ¿ Tiene miedo?? ¿ Se sienten menos ?

¿ Nunca les pasó? Me temo que sí. NO nos cuenten. Sólo evoquenlo...y tal vez reconozcan lo que son miedo y cobardía en la misma persona.

 

ES COBARDE QUE INGRID BETANCOURT SIGA CAUTIVA....¡¡ ES COBARDE,  SRES!!! Disculpen el decirlo. Pero Uds. lo saben mejor que yo.

 

¿ Les queda espacio para un poco de vergüenza o resquicio de conciencia?

 

Pueden Uds. cambiar, también. No están perdidos. Siempre estamos a tiempo para rectificar un error...o tantos..SIEMPRE. Y TODOS. TAMBIEN UDS.

 

Den una muestra de grandeza. Pero desarmados...

 

Libere el mundo a los cautivos por los dueños de las armas....Pingüe negocio...Que acaba con la vida..

 

Es cobarde la violencia contra todo ser humano....

 

Es cobarde señores. Aunque les pese ....

 

Aunque no lo reconozcan nunca...

 

Sepan la tremenda cobardía.

 

Tienen tiempo para revertirla....

 

Y el mundo lo agradecerá.

 

Y los perdonará. Pero den el primer paso.

 

El mundo los mira.

 

Y no encuentra a Ingrid Betancourt que debe aparecer....por ella, por Uds, por los valientes humanos que poblamos este mundo desarmados..y vemos....Tanto horror de tantos lados.

 

QUE INGRID VUELVA A LA LUZ.

 

Y LA LUZ A SUS CORAZONES.

 

QUE LOS TIENEN. DENLO POR SEGURO.

 

BUSQUEN Y LO ENCONTRARAN

 

LIBERTAD A LOS DESAPARECIDOS, A LOS CAUTIVOS.....

 

A INGRID BETANCOURT...

 

LA HUMANIDAD LO PIDE....

 

TENGAN NOBLEZA...PUEDEN.

 

GRACIAS.

 

CONFIO EN UDS. NO MAS RIOS DE SANGRE.

 

NO MAS LAGRIMAS.

 

NO MAS.

 

PAZ Y PALABRAS...

 

UDS. PUEDEN.

 

¡QUIERAN SRES,.....QUIERAN LA JUSTICIA DESARMADA!

 

 

Silvia Camino

 

Abogada, Buenos Aires, República Argentina.

 

 

 

 

 

 

Llega este canto en el aire por tu libertad
Esa ave que vuela sobre tu cabeza
y que parece que no dice nada
te la enviamos nosotros para que sepas
que un dia tu tambien tendras alas

tus armas son tus palabras
y son mas contundentes que la metralla
tu doctorado en selva
tus credenciales en cautiverios
te han formado para ayudar a construir un pais cuya
alegria no se alcanza a borrar con tanto sufrimiento,
tanta exclusion, tanta inequidad, tanta arbitrariedad.


Estaras libre para que seas candidata de la unidad y
la libertad en el 2006

J. Gaviria

 

 

Un ser humano injustamente privado de libertad es una afrenta a la libertad

en todo el planeta.

Ruego recibir la adhesión de un escritor, un poeta, argentino-latinoamericano.

Jorge Ariel Madrazo

 

 

HEMOS LEIDO VUESTRO MENSAJE. SOMOS UNA ASOCIACION LEY 1901. CONSIDERAMOS QUE EL TEXTO ES BUENO PERO INCOMPLETO.
NUESTRO AÑADIDO ES EL SIGUIENTE:

DEMANDAR AL GOBIERNO DE URIBE
INTERCAMBIO HUMANITARIO
ENTRE SECUESTRADOS Y GUERRILLEROS-PRESOS POLITICOS

Una de los casos más importantes de secuestro es el de Ingrid Betancourt, francesa –colombiana nacida en Bogotá (Colombia), es retenida como rehén desde el 23 de febrero de 2002 por las FARC, la guerrilla colombiana. Después de haber obtenido un título en el Instituto de Estudios Políticos de París, vuelve a Colombia. Allí es elegida por la Cámara de Representantes y cuatro años más tarde, en 1994, se convierte en senadora. En 2002, es candidata a la elección presidencial pero se retira poco antes del comienzo de la campaña.
El coraje y la obstinación que ella muestra contra la corrupción, le valen un renombre internacional y suscitan una gran admiración. Su obra autobiográfica "La Rabia en el corazón", testimonia la fuerza de su compromiso político.

TENEMOS ENTENDIDO QUE  EL COMPRIMISO INICIAL FUE: "INTERCAMBIO HUMANITARIO". SECUESTRADOS POR GUERRILLEROS EN PRISION.
LES ENVIAMOS UNA FOTO DE LA SRA. BETANCOURT CON UN TEXTO REALIZADO POR NOSOTROS. 
SALUDOS CORDIALES
Lidia Añaños Galindo
responsable de ASOCAMERLAT - Francia
http://membres.lycos.fr/asocamerlat

 

 

ALCEMOS NUESTRAS VOCES PARA PREGUNTAR AL PRESIDENTE ALVARO URIBE POR QUÉ NO ACEPTA LAS CONDICIONES PARA UN INTERCAMBIO HUMANITARIO DE PRISIONEROS.

INGRID Y = TODOS LOS PRES@S POLITICOS COLOMBIANOS DEBEN SER LIBERADOS YA.

 

INTERCAMBIO HUMANITARIO YA.

CESE EL TERRORISMO DE ESTADO COLOMBIANO.

                              AMIGOS DE LA PAZ EN COLOMBIA Y EN EL MUNDO

BUSH, URIBE, NO QUEREMOS  ASESINOS EN AMERICA LATINA

 

SIEMPRE CON FIDEL

SIEMPRE CON CHAVEZ

HASTA LA VICTORIA!!!

 

 

La humanidad que queda es un puñado

de pajarillos a romper.