Nuestra espéranza,
Es que algun dia,
Cambie nuestra
situación.
Que se trate a las
mujeres,
Con respeto,
Justicia
Y democracia.
¿Marcos es maricón?
¡Si quieres,
hombre,
Pero en San
Francisco!
Marco est gay,
Mais black
aussi,
Black,
Dans vos fades et tristes
banlieues
Où ne domine que le
bleu,
Bleu
marine,
Bleu
flic,
Je hais les
requins
Qui déchiquettent les
chairs
A grands coups de
matraques.
Vive la
joie!
Vive la
vie!
Vive
l'amour!
Je hurle ton
nom,
Liberté!
Marcos es chicano,
Chicano en San
Isidro,
Et nous sommes tous
chicanos
Dans vos banlieues
poubelles.
Ouvrez les
yeux,
Monsieur le
président,
Ces
poubelles
Débordent
d'armes,
D'armes
virginales,
Qui vont vous
émasculer.
Vous avez déclaré la
guerre?
Nous
aussi!
Guerre à
l'injustice!
A
l'inégalité!
A
l'insécurité!
Guerre aux
privilèges!
Et ce ne sont
pas
Vos
motos-crottes
Qui vont vous laver de
votre fange
Et de votre
honte.
Vive la
joie!
Vive la
vie!
Vive
l'amour!
Je hurle ton
nom,
Liberté!
Marcos es anarquista en
Barcelona,
Es palestino en
Israël,
Es hombre de
corazón,
Es hijo de la
muerte.
Tel un indien Maya,
Dans les favelas de San
Cristobal,
Je suis
crucifié
Par votre aveugle morale
jésuite,
Bien
pensante,
Meurtrière
Et source
d'holocaustes.
On ne tue pas celui qui
hurle,
Mais le pauvre homme
triste,
Humble et
muet,
Après avoir
violé
Sa femme et sa
fille
Que l'on éventre avec
joie.
¡Viva la alégria!
¡Viva la vida!
¡Viva el amor!
¡Chile tú nombre
Libertad!
Marcos es de un
cartel,
Del cartel de Neza,
Del cartel de la vida
olvidada.
Nous
crèverons
Avec le sourire aux
lèvres,
Ce
sourire
Qui est notre seule
arme.
Pareil au juif à
Buckenwal,
Je
ploie
Sous le poids de mes
larmes.
Debout les
moutons!
Changez-vous en
lions!
Marcos est
conciliateur
Au ministère de la haine
ordinaire.
Marcos es comuniste
olvidada,
Es artiste que no se puede
ablar,
Un pacifiste
adélante
De los snippers
serbios.
Vive la
joie!
Vive la
vie!
Vive
l'amour!
Je hurle ton
nom,
Liberté!
Je suis
gréviste
Prisonnier de sa
condition,
L'auteur sans livres ni
lecteurs.
Soy periodista
Que escribe para los
otros.
Soy mujer en el
metro
En la tarde,
La femme seule
agressée,
Violentée,
Devant vos yeux
repus,
Indifférents.
Marcos est l'homme qui
pleure
Devant la vie
gâchée
De la vierge
humiliée,
Laminée,
Outragée.
Vive la
joie!
Vive la
vie!
Vive
l'amour!
Je hurle ton
nom,
Liberté!
Je suis femme au
foyer
Livrée à ton pouvoir sans
armes.
Une
femme,
Avec ses larmes et son
amour,
Une
femme,
Qui reste à la cuisine le
soir,
Pendant
Que tu vas
rêver
Dans les
bars,
Avant de rentrer me
matraquer,
Tu n'es
que...
Mon CRS
favori.
Plus jamais je ne pourrai
rêver!
Plus jamais je ne pourrai
aimer!
La joyeuse petite
fille
Est morte à l'enfer de sa
marelle.
¡Viva la alégria!
¡Viva la vida!
¡Viva el amor!
¡Chile tú nombre
Libertad!
Soy campesino sin
tierra,
El obrero sin
trabajo.
Le
dissident
Parmi les adeptes du
libre-marché,
Libre-marché,
Pour vous messieurs les
nantis!
Pour vous messieurs les
yankees!
Nous!
Nous ne sommes que du
bétail,
Mais le
bétail,
Un
jour,
Il
finira
Par montrer les
dents,
Il
finira
Par
mordre.
Je suis
Zapatiste!
Dans les
montagnes
Du sud-est du
Mexique,
Mais
aussi
Partout où la liberté est
bafouée.
Je suis
Zapatiste!
Face à
l'intégrisme
Aveugle,
Intolérant,
Qui
viole
Et massacre les
fleurs
Qui osent
s'exprimer,
Et bâillonne les
enfants
D'un tchador
étouffant.
Je suis
Zapatiste!
Devant le
pape
Complice du
sida,
Je n'aime pas la
calotte,
Et préfère porter une
capote.
Vive la
joie!
Vive la
vie!
Vive
l'amour!
Je hurle ton
nom,
Liberté!
Je suis
Zapatiste!
Face ta fierté et ton
orgueil
Qui me broient et qui me
noient.
Je suis
Zapatiste!
Face à ton cigare
puant
Que je
remplace
Par un bâton de
dynamite.
Je suis
Zapatiste,
Devant ta
banque
Qui me
ruine!
Devant ton
hypermarché
Qui
m'affame!
Devant tes
buildings
Qui
m'écrasent!
Devant tes
ghettos
Qui
m'emprisonnent!
¡Soy Zapatista!
Como todos los
humanos
Que tienes un poco de
corazón,
Como los
explotados,
Los oprimados,
Las minorias.
Si Marcos est
pédé!
Nous sommes tous
pédés!
Nous!
Les
exclus,
Les
exploités,
Les
opprimés,
Les
blacks,
Les
beurs,
Los
indios,
Poètes et
artistes,
Doux
rêveurs.
Crevez!
Avec vos terres de
repus,
De
nantis,
Messieurs les
castrateurs,
Messieurs les
lâches
Et les
menteurs,
Les
voleurs,
Arnaqueurs,
Boursicoteurs,
Avec vos chiens de garde
en uniformes.
Nous sommes
Marcos!
Et avec
nous,
Toutes
celles
Et tous
ceux
Qui
résistent
Et qui vous
chante
La
Cucaracha.
J'appliquerai les
devises
Qui
brillent
Sur vos
drapeaux,
Liberté,
Egalité,
Fraternité,
Auxquelles
Je rajoute
l'amour,
Car je
refuse
De
mourir
En détournant les
yeux
Face aux larmes d'un enfant.
Esteban
Jusqu’à la Liberté
Par Cristina
Castello
Ingrid
Exclue
Un des exclus de la vie
Proscrite
Poing cassé du souhait
Clameur
Rêverie de Terre Juste
Fleur qui ferme sans naître.
Prière contre les portes du désir.
Álvaro Uribe. Bush.
Hitlers 2005.
Ils sont duelles
Ils se scindent.
Ils nous scindent.
Plus que trois plus que dix
Plus que cent fois.
Épouvante
De particules d'identité
Ils sont des fragments craquants
Des yeux qui
regardent
Des espoirs
vides
Et de grandes
joies qui non plus.
Le mutisme et le
verbe qui récitent
La
Cause
Du genre
humain.
Avarice
d'âmes.
Il
offre
Des
mains
Qui
rejettent.
La soif.
Mais ils étoufferont en horreur
Jusqu’à la Liberté
D'Ingrid Bentacourt.
Jusqu’`a la Liberté
Jusqu’`a des yeux bouillonnant d’espoirs
Des africains abandonnés à leur mort
Des palestiniens des visages - cartes
d’âmes désespérées
De l'Humanité.
Uribe. Bush
Rire de Satan
Hasta la
Libertad
Por Cristina
Castello
Ingrid.
Excluida
Uno de los excluidos de la vida.
Proscripta.
Puño roto del
anhelo
Clamor
Sueño de Tierra Justa
Flor que cierra sin nacer
Súplica contra las puertas del deseo.
Álvaro Uribe.
Bush.
Hitlers 2005
Máscaras
Son duales.
Se escinden.
Nos escinden.
Más que tres más que diez
Más que cien veces.
Espanto
Partículas de identidad
Crujientes de fragmentos son
Ojos que miran
Esperanzas cuencas
Y alborozos que ya no.
De mutismo y verbo que recitan
La Causa
Del género humano.
Avaricia de almas
Ofrecen
Manos
Que recusan.
La sed
Pero ahogarán en horror
Hasta la Libertad.
De Ingrid Bentacourt
Hasta la Libertad
Hasta ojos burbujas de alborozos
De africanos abandonados a morir
De palestinos con caras - mapas de almas
desesperadas
De la Humanidad.
Uribe. Bush. El Imperio.
Risa de
Satán
Avec un doigt, j’ai été poussé dans
l’absolu
Avec un doigt, j’ai été jeté dans
l’infini
Ingrid, Clara et toutes les prisonnières du monde
manquent d’oxygène
Que les êtres blessés recouvrent leur
force
Au sommet des vivants, j’entends le fantôme de la
liberté
Au sommet d’elles-mêmes, elles marchent à l’envers le
sentier de l’oubli
Les parallèles joignent les mains du
silence
et les cris trop nombreux se perdent dans la
forêt
Prisonnières du temps arrêté, Ingrid, Clara avec le doigt
du désarroi
elles tirent nos espoirs
ensevelis
Vivre l’absence et la distance comme une marche
d’humanité
et les mots serrés de nos consciences
appellent :
Libérer les femmes des mondes
cachés
Ouvrir le jour au monde
entier
Benoist Magnat
poème écrit pour Ingrid Betancourt le 24 octobre
2005
On a tenté de
masquer
A la
chaux
Le mur
offensé
Bouillant de muette
colère,
Le mur
fusillé,
Témoin de l'humaine
Folie
meurtrière.
Mais un
jour,
D'impudiques
enfants
Jouèrent avec leurs
doigts.
Ils les
introduisirent,
Malgré le livide
voile,
Dans chaque
trou
Creusés par les
balles.
Dans leurs livres
d'histoire,
On ne décèle aucun
trou,
Tout y est propre et
lisse.
Cependant, dans la
rue,
Les enfants
apprennent
A lire en un
braille
Qui fait tomber les
masques
De la cécité
volontaire.
Il persiste hélas des idées
Qui portent
Le fardeau des
siècles.
Des sombres
idées
Mercenaires,
Des
idées,
Au service de la misère.
Esteban
Isolée en Colombie,
Niée, toi notre amie.
Gardée en otage,
Recluse, mise en cage.
Ignorée des médias,
Détruite, loin de chez toi.
Bafouée dans tes liens,
Emprisonnée loin des tiens.
Tenue en captivité,
Abandonnée comme exilée.
Noble dans l’adversité,
Cloîtrée dans le silence,
Oubliée dans ton absence.
Unis, hier comme aujourd’hui,
Réunis pour ta liberté.
Tu nous reviendras… cette année ?
Hoy permaneces cautiva de esos mismos paganos, de (con toda seguridad) unos determinados fanaticos que han coartado tu libertad de movimiento, de pensar, de escribir.
? En nombre de que otra libertad erronea ?
- La de seguir un camino equivocado, repleto de « exigencias » ; un sendero que han « elegido de emprender » quienes te mantienen lejos de tu esposo, hijo e hija, familia, amigos, y todos tus demas seres queridos, y de todos nosotros « determinados » en obtener tu libertad, esa que nadie tiene derecho a quitarte, en nombre de nada ;
? en nombre de UNA COLUMBIA que ellos « tus carceleros » quieren ?
- ? En nombre de que falsa VERDAD, de que oscura verdad, sigues encerrada, obligada y sumida en este largo e interminable silencio… ?
Nuestra respuesta e union para tu liberacion seguiran FIRMES, INALTERABLES, por la LIBERTAD,
POR TU LIBERTAD Y POR NUESTRA LIBERTAD A
TODOS …
SIN DUDA…
Ana
Serra
(Traduction en
français)
Ingrid :
Celle qui libéra Ingwi (divinité
païenne)
Aujourd’hui tu continues d’être captive de ces mêmes
païens qui (sans l’ombre d’un doute) sont des fanatiques déterminés, qui ont
scié ta Liberté de mouvement, de pensée,
d’écrire,
Ta liberté d’exister…
D’être…
Au nom de quelle autre idée de
liberté ?
- Celle de suivre un chemin erroné, rempli
d’exigences ; un sentier qu’ont choisi de prendre et de s’en tenir à lui,
ceux qui te maintiennent loin de ton époux, fils, fille, famille, amis, et de
tous tes êtres chers, et de nous tous « déterminés » à OBTENIR TA
LIBERTE, celle que nul n’a le droit de t’enlever : au nom d’une COLOMBIE,
qu’eux « tes géôliers » veulent à leur
image ?
-
Au nom de quelle fausse et lâche vérité, restes-tu toujours enfermée et
soumise à ce long et interminable
silence ?
-
Notre réponse et union pour ta libération ne fléchira pas et restera
FORTE et INALTERABLE pour la liberté,
Pour ta
liberté
Et pour notre
liberté
A tous
« d’être »
SANS AUCUN
DOUTE.
A INGRID
Si proche par la pensée
De femme, de mère, de
liberté
Sentiment de puissance devant ta
force
Et d’impuissance face à tant de violence et
d’injustice.
Si les mots sont de chair,
Ils nous unissent et scellent notre amour de la
Terre
Toi et les Tiens
Tous ceux qui comme toi,
Mettent dans leur vie, la force de leur idéal et de leurs
croyances
Nous font comprendre ce que veut dire
Liberté
Nous qui vaquons parfois, au bord d’une existence
tiède,
Quel sens porte chacune des secondes de ton
existence !
Quelle formidable importance a ta
vie !
Tant, que le monde entier t’envoie des respirations,
à Toi et à ceux et celles que tu fais
exister.
INGRID,
ton combat est celui de la vie
Nos
pensées vont vers toi, même au cœur de la nuit.
Garde
toujours courage car tu as plein d’amis.
Regardons
le présent, croyons fort en la vie,
Ignorons
la menace, secouons la torpeur
Donnons-nous
tous la main face à tes ravisseurs.
Bien
que tu sois encor’ privée de liberté
Et
que nous ignorons où l’on te tient cachée
Tiens-toi
prête à sortir et ta lutte gagner…
Avec
toi, tout un peuple, c’est la COLOMBIE
Niée
dans son bon droit qui veut rester en vie.
Ce
combat que tu mènes, toi femme de cœur
Obtiendra
gain de cause quand ce sera l’heure.
Un
nom comme le tien, signifiant « LIBERER »
Rassemble
autour de lui. D’autres, avant toi, l’ont fait
Tels
Nelson et Martin. Leur message est passé…
Rosa Napoli
Le 24 octobre 2005
Colombie
ma colombe
Me voilà
initiée
Une
agression
un séjour dans l'hôtel le plus
prestigieux
BOGOTA , la
Capitale
aussi Rouge que
Toulouse
des artisans qui s'affairent,
trouvent, inventent, recréent...
San Franscisco, une église qui
dégouline d'or,
et celle de sel à
Zipaquira...
et ces enfants dans la
rue....
et ma révolte
envers ces adultes-enfants qui
regardent sans voir
des enfants adultes essayaient de
survivre
dans une société absente,
pétrifiée
engluée dans